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Dossier présentation Monsieur Térez (téléchargeable)

Monsieur Térez : artiste PoP(ulaire)

L’enfance n’a jamais été une tare. La naïveté, son corollaire, est même une chance : elle est le lieu de tous les possibles. C’est bien ce qu’a compris l’artiste plasticien Régis Estérez, alias Monsieur Térez. Car si son art peut se réclamer de la naïveté, il n’est jamais puéril.

Autodidacte, Monsieur Térez produit des œuvres colorées et ludiques, souvent tactiles, collaboratives, parfois monumentales et trouvant place dans l’espace public. Monsieur Térez revendique un art populaire. Il dit : « Ma volonté est de produire des œuvres gaies et optimistes, sans pathos. Elles sont destinées à tous, à tous ceux qui ont gardé une âme d’enfant. Je crée des œuvres pour que les gens se les approprient. »

Les premières créations de Monsieur Térez s’inspirent du design et des arts appliqués. Il conçoit et fabrique alors des luminaires qui lui valent ses premiers succès d’estime. Très vite, cependant, c’est tout l’intérêt du processus même de fabrication qui inspire l’artiste. Monsieur Térez préfère l’atelier à la planche à dessins, la main à la pâte au tracé sur la feuille.
 
Aujourd’hui, Monsieur Térez réalise des pièces uniques. Le papier mâché fut son premier médium, depuis, il expérimente et développe sans cesse de nouvelles techniques, travaille également le bois, le métal, la résine, les plastiques, les matériaux de récupération. Le geste devient alors pensée critique et vient nourrir la réflexion abyssale qui travaille le monde moderne, celle qui concerne la surproduction et la pollution, l’exploitation de l’homme, son oppression.

Pour autant, Monsieur Térez ne cherche pas à donner des clés de compréhension. Pour lui, la seule chose qui compte est l’émotion qu’éprouve le public face à son travail. Et l’un des moyens de parvenir à ce sentiment fort est de créer une interaction entre l’œuvre et le spectateur-acteur, entre l’œuvre et le spectateur-auteur. Ainsi ces Hug sculptures que l’on peut physiquement enlacer de tout son corps, à l’opposé de l’injonction muséale : « Ne pas toucher ». Ou encore ces Grandes gueules et ce Bonhomme Têtard que chacun peut composer à sa guise, à l’aune de sa propre imagination et de la transcription de ses sentiments.
Qu’on ne s’y trompe pas non plus : c’est bien parce qu’il relève d’une conception et d’une construction rigoureuse que l’art populaire de Monsieur Térez ne tombe jamais dans le populisme.

S’il est un lieu où l’art populaire doit se trouver, c’est bien dans la rue. Monsieur Térez y descend régulièrement. Ses installations dans l’espace public sont la concrétisation de projets participatifs menés avec des habitants de quartier et des associations.
 
La rue ne s’oppose pas au musée. La récente exposition Happy’Art, dont Monsieur Térez a été le commissaire et l’un des artistes contributeurs, a montré un évident pouvoir d’attraction d’un public profane dans un lieu culturel institutionnel, en l’occurrence le musée des Beaux-arts de Pau, ou encore l’Orangerie du Sénat.

Pratiquant l’art populaire in vivo et in situ, revendiquant une évidente inspiration venue de l’univers de l’enfance, Monsieur Térez tisse aujourd’hui des liens forts et sincères entre la création contemporaine et le grand public, renouant avec la signification première du pop art.    

Monsieur Térez : a POP(ular) Artist

Childhood is not despicable. The naivety that goes with it, like good luck, paves the way to all kinds of possibilities. This is what plastic artist Régis Estérez has understood from the start. If his work can claim some naivety indeed, it is never puerile.

Self-taught Monsieur Térez produces colorful, playful pieces, often tactile, collaborative and some of gigantic size which have found their places in the public space. Monsieur Térez makes a claim for a popular art. He says “What I want is to produce joyful works, with no pathos. They are meant to be appreciated by all, by all those who've kept a child's spirit. I create pieces for people to appropriate them.”   

Monsieur Térez's first pieces take their inspiration from design and the applied arts. He first conceived and made lamps then that were well-received by the  critics. Very soon what came to inspire him more, though, was the fabrication process itself. He prefers the workshop to the drawing board, working with his hands to the working of lines on a sheet of paper.

Nowadays, Monsieur Térez produces unique pieces. Since his first works made of papier-mâché, he has kept experimenting on and developing new techniques, working on wood, too, metal, resin, plastic and scrap. His gestures then turn into some critical reflection, giving further food for thought about the modern world, about overproduction and pollution, the exploitation of people, oppression.  

Yet, Monsieur Térez does not try to give keys to understanding. The only thing that matters for him is the emotion the viewers get before his works, and one of the means to achieve that feeling is to produce some interaction between the work and the viewer-agent, between the work and the viewer-author. Hence his Hug Sculptures that one can physically embrace with one's whole body, the exact opposite of the museum injunction, “Do not touch”. Or his Grandes gueules and the Bonhomme Tétard that everybody can recompose at their will, following their own imagination and transcribing their feelings.
But one should not be mistaken. It is because it relies on a rigorous conception and  construction that Monsieur Térez's popular art never falls into populism.

Now, if there is a place where popular art must be, this place is the streets. Monsieur Térez also goes in the streets. His installations in the public space are the fruit of collaborative projects achieved with the participation of local people and associations there.

But the streets do not preclude the museum. The recent exhibit Monsieur Térez curated and participated in, had a powerful appeal to the profane although it was set in an institutional cultural place, the fine arts museum in Pau, South of France, or the Orangerie (in the Luxembourg gardens) near the Senate in Paris.
 
Practising in vivo, in situ popular art, claiming his obvious inspiration from the world of childhood, Monsieur Térez has now built strong sincere ties between contemporary creation and the general public, reviving the primary significance of Pop Art.